L'Eglise se divise quand, le 27 novembre 1790, les prêtres sont obligés de prêter serment de fidélité à la Nation. Noël Pinot refuse de prononcer ce serment. Il explique sa position lors du sermon du 27 février 1791 et rend sa décision le 30.
La sentence est d'abord clémente. Noël Pinot est éloigné de sa paroisse pour 2 ans. Il sera jugé une seconde fois. En attendant, il est enfermé dans une chambre du château de Beaupreau. Le second jugement ratifie la première sanction. Après un retour au Incurables d'Angers, il est envoyé à Corzé. S'attirant les foudres des autorités civiles, il s'enfuit une première fois dans les Mauges. Confiant dans l'établissement d'une trêve, il revient dans sa paroisse du Louroux-Béconnais. Dénoncé par le curé assermenté, il doit à nouveau regagner les Mauges pour une longue période : 20 mois.
| Dans l'église
Les vitraux de l'église du Louroux montrent l'arrestation du curé le 9 février 1794 et le jugement par la commission militaire le 21 février. Dans la nef, on peut voir une gravure montrant Noël Pinot montant à l'échafaud. Dans le transept, vous y découvrirez l'autel. |
Le Louroux-Béconnais et sa région vivent alors à l'heure de « La Terreur » et de l'insurrection vendéenne. Profitant du succès des vendéens, Noël Pinot retourne au Louroux-Béconnais pour assurer son rôle de curé de campagne. Durant plusieurs mois, il officie dans les granges, les étables, auprès d'une population dévouée qui le cache parfois à la hâte.
Hébergé au hameau de la Milandrie, chez la veuve Peltier, il est dénoncé par un ouvrier charpentier. Le 9 février 1794, il est découvert, caché dans une huche à pain et arrêté.
Conduit à Angers, le prêtre est jugé le 21 février 1794. Condamné à mort et exécuté le jour même, sur l'actuelle place du Ralliement, Noël Pinot fut l'un des premiers 100 martyrs d'Angers.
Parce qu'il était avant tout prêtre, et plus particulièrement parce qu'il s'était refusé à toute prise de position politique et militaire, Noël Pinot fut béatifié le 31 octobre 1926 par le pape Pie XI.
Dans l'église
Les vitraux de l'église du Louroux montrent l'arrestation du curé le 9 février 1794 et le jugement par la commission militaire le 21 février.
Dans la nef, on peut voir une gravure montrant Noël Pinot montant à l'échafaud.
Dans le transept, vous y découvrirez l'autel.